« 50 poèmes pour le climat »

4 avril 2026 – Musée Campanaire de L’Isle Jourdain

Depuis plus de 10 ans, cette rencontre tente d’apporter une contribution modeste (à l’échelle de la goutte d’eau du colibri) dans la prise de conscience du bouleversement climatique que nous vivons et dont les effets rendront pour nos enfants le monde plus difficile et plus dangereux que celui que nous avons connu.

Pour ce Printemps des Poètes sur le thème de la Liberté, nous sommes allés à la rencontre de Joseph Delteil, écologiste avant l’heure, toujours en révolte contre les conventions et dont l’œuvre démontre une écriture solaire parfois crue et provocatrice.

Ainsi tout au long de cet après-midi, nous avons abordé à la fois la beauté du monde qui nous entoure et sa grande fragilité.

  • Merci donc à Georges Vidal qui nous a interprété ces hymnes à la liberté pour « ouvrir des horizons, souffler l’audace et réveiller nos élans intérieurs » selon la volonté exprimée par l’organisation du Printemps des Poètes.
  • Merci à Lou Achard, Anne-Marie Gontaud, Cathy Lebel et Josepha Martin pour les lectures des extraits de différents ouvrages de Joseph Delteil qui nous ont mieux fait comprendre ses différentes facettes : occitan (sa langue maternelle), surréaliste, mais aussi « paléolithique » et écologiste.
  • Merci également à Lou pour la présentation sensible de son dernier ouvrage « On déserte ! » qui interroge notre implication dans cette civilisation du travail, cette course en avant qui nous pousse à toujours plus produire et plus vite des biens de consommation mondialisés et à exploiter sans limites les ressources de la nature au risque d’y perdre notre humanité.
  • Merci à la Chorale de chants polyphoniques qui nous a, cette fois encore, reconnectés avec une nature en voie de disparition que les paroles des vieux textes ont ressuscitée pour notre plus grand bonheur.
  • Merci à Lou, Dominique et Emma pour ce partage du roman « Juste une branche pour tenir debout » d’Elsa Dauphin paru aux éditions N&B, uchronie d’un monde dans lequel la nature et les arbres entreraient en révolte contre les hommes. Et comme un clin d’œil du hasard, en parfaite adéquation avec l’exposition « Là, où la liberté prend racine » de la photographe Marion Widua.
  • Une pensée particulière pour notre ami Claude Barrère, auteur du poème en hommage à l’artiste Joan Jorda, et pour la jeune lycéenne Shade d’Almeida pour son texte « Les oiseaux invisibles » dystopie d’un monde sans oiseaux.

Merci à tous ceux qui sont venus au micro pour nous faire partager leurs coups de cœur :

  • Anne-Marie Gontaud pour son évocation en occitan et en français du poète Béarnais Rogèr de Lapassada qui a consacré sa vie à la défense et à la promotion de l’occitan.
  • Jean-Paul Henkes nous a emportés avec fougue le long des sentiers de la Liberté avec une improvisation sur des mots choisis par le public : Résistance, Conscience et Chemin.
  • Claude Lafosse avec une lecture émouvante d’un texte évoquant le chemin d’éternité.
  • Une guitariste (dont je m’excuse de n’avoir retenu le nom) qui nous a interprété « La chanson de la terre » extrait d’un spectacle « Presque un cri » et composée par Vladimir Vyssotsky, immense poète et chanteur russe décédé en 1980. Qui a dit que la terre était morte ? Non, elle retient son souffle.
  • Svante Svahnström pour l’appel au secours de notre Terre à qui nous faisons bien des misères : Saurons-nous l’entendre ?
  • Saïd Benjelloun avec un texte « Un Dimanche sans liberté » lu en français et en langue arabe dont l’exotisme et la musicalité exceptionnelle ont fait merveille.
  • Gaël Tissot nous a dessiné des cartographies d’un monde qui disparait à l’image de la neige qui sous nos latitudes rejoindra, pour les futures générations, le rayon des contes et légendes.
  • Dominique Duverneuil nous a interprété un titre de Graeme Allwright ainsi que « La complainte du partisan » dans sa version française originelle ensuite reprise avec succès par Leonard Cohen.

Les « 50 poèmes », ces rouleaux que nous avions préparés avec Maryse, contenant au hasard les extraits des textes lus cette année ou les années précédentes, se sont envolés pour d’autres horizons en espérant que ces graines sauront germer dans des terreaux fertiles.

Patrick Zemlianoy