Les deux recueils de ce volume forment un diptyque sur le même thème de la fragilité, notamment des êtres vivants. Dans le premier, Poil, Plume, Chitine et Cie, on s’amuse ou on s’émeut de la légèreté, synonyme de délicatesse, de beau-coup d’animaux ou de plantes. Mais dans Cul sec, malgré l’invitation à trinquer, cette même fragilité appliquée à l’homme nous inquiète davantage. On reconnaît là « l’inconstance blanche » et « l’inconstance noire » chères aux poètes baroques. Jean-Michel Agasse en a toute la fantaisie et le sens de l’humour ne lui fait jamais défaut.